Syndël ne parvenait pas à dormir. Elle se tourna plusieurs fois dans sa couchette, troublée. Elle finit par se lever. Elle quitta sa cabine pour explorer un peu le grand vaisseau quasi désert. Selon Wendy Paresc, c'était le seul exemplaire existant des vaisseaux de la flotte de Majan Valinë. Le luxe suranné de certaines pièces semblait lui donner raison. Qu’allait-il se passer, désormais ? Son métier, sa passion, c’était composer et chanter. Elle n’avait jamais imaginé faire autre chose ! Elle soupira en s’installant dans un des fauteuils confortable sous la grande baie vitrée, au dessus de la salle de contrôle. Les cinq autres occupants du vaisseau dormaient sans doute. Elle resta un long moment les yeux perdus dans le vide intersidéral, où les étoiles lointaines émettaient leur lumière glacée.

Pourtant, sa rêverie solitaire avait un témoin, tout étonné de se trouver là et de rester immobile sans rien dire, contemplant la silhouette rêveuse. Camille finit par se manifester.
- Vous ne pouvez pas dormir, Syndël ?
La jeune femme sursauta violemment. Lorsqu’elle se retourna, ses yeux assombris s’apaisèrent en reconnaissant l’intrus. Elle se leva.
- Non, commandant Arkab.
Il secoua la tête.
- Mon prénom est Camille. Me permettez-vous de me joindre à vous, Syndël ?
- Je vous en prie.
Ils restèrent silencieux un long moment.
- Qu'est-ce qui vous rend aussi rêveuse, Syndël ?
Elle soupira sans répondre, troublée qu’il s’intéresse à elle.
- Regrettez-vous d’être ici ? insista-t-il.
- Oh ! Non ! rétorqua-t-elle avec vivacité, soucieuse de bien se faire comprendre. J’ai pu aider Johanne à sauver Altaïr. Je sais que c'est fondamental pour la révolution. Mais maintenant… Ma vie a pris un virage tellement brutal. Je ne sais pas trop où j'en suis, moi.
- Vous ne songez quand même pas à nous quitter ? Je vous vois si mélancolique… Si votre famille sur Syncra vous manque, je vous y ramènerai dès que possible !
Syndël tourna vers lui son regard doré inquiet.
- Mais je ne veux pas partir, commandant Arkab ! Je n'ai aucune famille nulle part, à part Jo'. Et puis, je crois que je ne peux plus partir: si jamais le colonel Amalric met la main sur moi… Je ne suis pas sûre d'avoir la force de caractère de Johanne. C’est juste… J’ai peur ! avoua-t-elle. Je ne sais pas si je vais avoir le droit de rester avec vous. Malgré mon désir de me joindre à vous, à quoi puis-je être utile à la Révolution ? Je ne sais que chanter et faire de la musique !
Camille lui sourit.

- Nous ne vous obligerons pas à partir ! N’ayez aucune crainte à ce sujet, Syndël ! Quant à votre rôle, parmi nous… Nous le déterminerons en même temps que celui de Johanne. Après tout, elle non plus n’a pas encore de tâche vraiment définie parmi nous. Quiconque souhaite partager notre combat est bienvenu dans nos rangs ! Et vous avez largement fait vos preuves ! Rassurée ?
Elle hocha la tête.
- Je vous fais confiance, Camille. »
Et voilà enfin la suite! C'est en quelque sorte la fin de la première partie de cette histoire. Tout le monde est réuni, tout ça tout ça... J'avoue, j'ai poussé le bouchon un peu loin, côté guimauve... On va finir par s'écoeurer^^ Bon, je vous rassure, la seconde partie aura aussi son lot de suspens et d'anxiété. Tout n'est pas terminé: selon mon fichier word on en est environ à la moitié! Par contre, j'ai une transition à réécrire, et je galère un peu donc patience pour la suite ^^
En tout cas, j'espère que ça vous a plu jusque là. Merci pour vos commentaires, ça fait toujours super plaisir!
Bises ![]()
Koe