
Syndël accueillit Sham avec inquiétude.
- Où est-elle ? Va-t-elle bien ?
- Johanne va aussi bien que possible, quand on vient de subir une séance d’électrocution avec le colonel Amalric. Elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même. Pour le moment, cette petite inconsciente est aux arrêts dans ma cabine. Elle n’en sortira pas de sitôt, je peux te l’affirmer, Syndël !
- Mais…
- Et tu ne vas pas tarder à la rejoindre ! Vous allez devoir expliquer quelle mouche vous a piquée toutes les deux ! Venir défier les soldats de l’Union jusque dans leur capitale, alors que vous êtes recherchées ! Vous êtes complètement folles ! C’est notre révolution entière que vous auriez pu mettre en danger !
- Et Amalric ? s’enquit Jean-Loup.
- Il est mort. lâcha-t-il sobrement. On n’a pas le temps de traîner. Camille, prends le vaisseau des filles avec Syndël. On se retrouve sur le Dragon. »
Le ton catégorique de Sham ne tolérait aucune discussion. Personne ne se risqua à faire le moindre commentaire. Syndël suivit Camille et s’installa dans le siège du copilote, à côté de l’homme à qui elle rêvait sans jamais oser se l’avouer, sinon en se moquant d’elle-même. Comment le célèbre commandant Arkab pourrait se soucier d’une petite chanteuse d’aéro-pop ?

- Qu’arrive-t-il à Donatien ? s’enquit-elle. Je ne comprends pas pourquoi il s’est mis dans un tel état !
Camille poussa un petit soupir de lassitude. Il songeait justement que la colère de son ami était, bien qu’un peu exagérée, tout à fait justifiée. A la réflexion, il aurait bien secoué un peu sa copilote pour se calmer les nerfs. La panique qui l’avait envahi lorsqu’il avait découvert Syndël entre les policiers de l’Union l’avait lui-même surpris.
- Don est doté d’un caractère entier, au demeurant fort sympathique, mais assez coléreux… J’irai même jusqu’à parler de sale caractère. Il tient à ma sœur plus que tout et il n’a pas cessé de se faire du souci pour elle. Cette fois, vous vous êtes mises en danger pour rien !
- Mais nous sommes libres de faire ce que nous voulons, non ?
Camille s’énerva.

- Bon sang ! Tu es aussi stupide qu’elle ! On n’en veut pas à votre liberté ! Est-ce que tu te rends compte de ce que vous avez fait ? continua-t-il en haussant le ton. Vous êtes allées vous jeter dans les griffes de l’Union ! Tout simplement ! Sans parler des risques que vous nous auriez fait courir en avouant tout ce que vous savez ! Toi, grâce au ciel, tu n’as rien eu, mais Johanne… A croire qu’elle aime se faire ramasser à la petite cuillère !
La jeune femme laissa échapper un petit rire.
- Aurais-je entendu parler de “sale caractère” ? demanda-t-elle innocemment.
Camille tourna vers elle son regard clair, soudain calmé.
- Je crois que si Don et moi n’y mettons pas bon ordre, vous allez toutes les deux finir par nous rendre complètement fous !
Troublée par la lueur plus sombre qui brillait au fond de ses yeux, Syndël demanda d’une voix qui se voulait narquoise, mais trop tremblée pour être crédible.
- Y mettre bon ordre ? Je me demande bien comment vous pourriez accomplir une pareille tâche !
- En ce qui concerne Don, je ne sais pas… Mais dans mon cas, j’ai une petite idée ! rétorqua-t-il en branchant l’ordinateur de pilotage automatique.
Il se leva brusquement, la forçant à en faire autant.

Prise d’un soudain tremblement, elle baissa les yeux. Il lui souleva doucement le menton et s’empara de ses lèvres. Syndël s’abandonna entre les bras de celui qu’elle aimait de tout son cœur.
Chapitre 13 ^ )
Et ben, il était temps! Je n'avais jamais laissé une histoire en rade aussi longtemps, je suis vraiment désolée! Entre la rentrée, mes gamins, le concours sur Simsartist où à ma grande surprise j'ai tenu jusqu'au thème 8 (je croise les doigts, pour aller jusqu'au 9 mais c'est pas gagné gagné^^) et mes ordis qui ont foirés... Bref, ça a été la galère! Bon, voilà, j'espère que tout ça vous a plu. Je ne vous promets rien, mais je vais faire tout mon possible pour rapidement continuer. Merci à vous pour vos gentils commentaires.
Bisous
Koe